DREUX/ST GERMME MONOVAL/VERNOUILLET

DREUX/ST GERMME MONOVAL/VERNOUILLET
Plan de l'agglo drouaise. en rouge le plateau Est avec les qaurties Chamards(oriels), croix tiénac, lièvre d'or, feullieuses... plus à l'Est les rochelles, au Sud de la carte la cité des vauvettes à Vernouillet..
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# Posté le vendredi 06 janvier 2006 07:02

DREUX/ST GERMME

DREUX/ST GERMME
Plateau Est: les chamards (aujourd'hui oriels)

LA FRACTURE DES CHAMARDS
De notre envoyé spécial.
à Dreux.
« LES jeunes ? Ici, ils sont tous immigrés, il n'y a pas de racisme. » C'est Ahmed, dix-sept ans, qui l'affirme. D'origine marocaine, il s'occupe de l'association Nouveau Visage, dans la cité des Chamards, à Dreux (Eure-et-Loir). Une cité dans laquelle vivaient il y a quelques années plus de 5.000 personnes. Aujourd'hui, moins de 200 familles continuent à essayer d'y survivre. La moitié de la population est issue de l'immigration, alors que les immigrés représentent 24% de l'ensemble des habitants de l'agglomération. Les Chamards, on en a beaucoup parlé en septembre 1983, au cours d'une campagne électorale pour des municipales partielles. Le maire PS sortant, Françoise Gaspard, devait finalement laisser la direction de l'hôtel de ville à une alliance droite-Front national emmenée par la famille Stirbois. « A part la misère, Les Chamards n'ont pas de problèmes. Ce n'est pas le cancer », lance un éducateur du centre de loisirs. La misère ? Elle ne se cache pas, elle s'étale. Comme tous les quartiers populaires, la cité est située à la périphérie. L'exclusion est inscrite d'emblée dans ce mode d'urbanisation.
On pénètre aux Chamards comme en terre inconnue et hostile. « On y est reçu à coups de pierres », disent ceux qui n'y habitent pas. Pas d'agressivité, mais un malaise. Les bâtiments gris, blanc et bleu ont l'air d'avoir été soufflés par une mystérieuse explosion. Les 20 petites tours de 5 étages comme les 6 autres qui comptent 14 niveaux. Partout des vitres absentes, des volets accordéons de plastique blanc à demi arrachés, suspendus comme en berne.
Des fenêtres sont obturées de plaques en bois aggloméré, pourrissantes. Des graffitis hurlent des identités en quête de reconnaissance. Des portes de cellier transformées en journaux muraux racontant des épisodes de la vie quotidienne. Des enfants rentrent sagement de l'école. Des femmes et des jeunes filles en costumes traditionnels, la tête couverte du foulard islamique. Des habitants marocains, algériens, turcs.
Chacun a sa réserve. Les « blancs » habitent les tours les plus hautes ; les autres les bâtiments bas. Tout le monde est au chômage, ou bien va l'être après un stage bidon ou un boulot précaire. Les « blancs » vivent entre eux et votent massivent Front national. Les autres entretiennent des liens à l'intérieur de leur communauté et ne votent pas. Ils n'en ont pas le droit. Une espèce de modus vivendi règle les non-rapports entre les uns et les autres. On s'ignore.
« Il y a une barrière imaginaire », estime le directeur du centre de loisirs. « C'était pas comme ça il y a une quinzaine d'années », témoigne Christophe. Il a habité aux Chamards cinq ans, entre 1975 et 1980. Comme tous ceux d'ici, il travaillait. Soit chez Renault à Flins, soit à Radiotechnique. Des entreprises délocalisées à Dreux dans les années soixante-dix. « J'étais métalo. Je me suis reconverti postier. » Christophe a aussi déménagé vers une autre cité. « Je me souviens du ballet incessant des voitures qui partaient de la cité vers les usines. Français et immigrés, on travaillait ensemble. Il n'y a pas de différence sur les chaînes. » Les choses se sont gâtées au début des années quatre-vingt, avec les premières vagues de licenciements, vite devenues un ras de marée désertificateur.
Or, à Dreux, l'immigration était à la fois récente et organisée par les grandes entreprises. Cette population n'a ici ni racines culturelles ni conscience de classe très affirmée. Alors le chômage a travaillé les rapports entre les hommes. La solidarité a cédé la place à l'exclusion. « A Dreux, en raison de la spécificité de la population et de son histoire, la société n'a pas pu digérer cette fracture, explique Christian. Ailleurs, dans les quartiers de banlieue, la violence exprime parfois le désespoir et aussi une certaine envie de réagir. Ici, c'est le Front national qui a tiré les marrons du feu. Dreux est une ville ouvrière sans électeur ouvrier, puisque les immigrés n'ont pas le droit de vote. »
Dans la cité des Chamards, jeudi, il y avait aussi des groupes de jeunes, immigrés ou non, venus à bord de camionnettes blanches bariolées aux couleurs de la manifestation d'aujourd'hui. Une quinzaine de jeunes à l'enthousiasme communicatif qui achèvent à Dreux un tour de France des cités de banlieue entamée le 6 janvier, sous l'égide d'OBU (Organisation des banlieues unies), une coordination puisant son inspiration dans un souffle rajeuni de SOS-Racisme. Nadia, Daoud, Nasser, Farid, Stéphane, Toufik, Karim, Asker, Samuel, Akim, Michaël et d'autres, venus de Narbonne, d'Epinay, de Saint-Denis, de Saint-Nazaire, de Rouen et d'ailleurs. Leur but ? Sur la base d'expériences dans leur cité, aller voir les jeunes des autres quartiers populaires pour connaître leurs problèmes et leur manière de s'en sortir.
Dix-huit jours de périple et de rencontres pour un constat : « Les problèmes sont les mêmes partout », avoue Farid, vingt-deux ans, qui habite Le Luc, dans le Var. « Galère, chômage, échec scolaire et dégoût après les promesses non tenues, ajoute-t-il, l'intégration n'est pas une question d'identité mais un problème social. Un riche Saoudien arrivant en France n'aura ni l'un ni l'autre. » Pour Stéphane, de Saint-Denis, « à la base, c'est la crise et le manque d'emploi qui fait qu'on ne croit pas au devenir. La drogue ou l'alcoolisme viennent se greffer sur ça ». Et Karim de conclure : « Les jeunes veulent bouger, demandent du positif, du concret, refusent d'aller de stage en stage. Du concret. »
Leur plus gros souvenir ? L'accueil chaleureux que leur ont réservé, à Carcassonne, des mineurs et des agriculteurs en lutte.

# Posté le vendredi 06 janvier 2006 07:04

Modifié le dimanche 29 janvier 2006 11:10

DREUX/ST GERMME

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Plateau Est: les chamards

À Dreux 2000

Îlot de sérénité dans un décor de violence, l'école Saint-Exupéry de Dreux obtient des résultats scolaires honorables avec de forts moyens en postes et en matériels. L'effort pédagogique a un prix.Ils sont trois, entre 14 et 16 ans, assis sur une pelouse de la cité. À cette heure, ils devraient être au collège, mais ils sont en rupture totale avec l'école. "Trois anciens clients" précise Maurice Raiffé, le directeur de l'école Saint Exupéry à Dreux. Voitures brûlées, tours d'habitation anonymes et pour la plupart à moitié vides, le quartier des Chamards se présente comme l'un des plus difficiles de la ville. Entre les deux mosquées et les nombreuses maisons de quartier, l'école Saint Exupéry, classée en ZEP compte 19 classes pour 330 élèves. Pourtant, une fois le portail franchi, une impression de paix et de sérénité s'impose.Évidemment, ici, l'école a plus d'exigences de moyens qu'à Neuvy. D'être en ZEP coûte une indemnité annuelle de 6894 francs par enseignant et des postes en plus. Côté mairie, on ne lésine pas sur les dépenses, autant par solidarité que pour avoir la paix sociale : et pour éviter l'inflammation des cités, rien de tel que l'école.Dans cette ville jadis détenue par le Front National, les populations, à 85 % d'origines étrangères, se marient mal. 40 % des pères, au chômage, voient souvent leur autorité perdue au profit des grands frères ou des imams, une majorité des élèves est en difficulté. Les problèmes de langue dans cette école où cohabitent maghrébins, turcs et pakistanais arrivent au premier rang, mais aussi ceux relevant du sens que peut représenter l'école pour des enfants en perte de repères familiaux. "On n'est pourtant pas dans une école du quart-monde" note le directeur. Il est vrai que la misère économique ne saute pas aux yeux, débrouille, économie parallèle, solidarités intercommunautaires jouent à plein les enfants du CM2 partiront tous en classe transplantée pour laquelle est demandée une participation de 700 francs.Dans ces conditions, obtenir une certaine réussite scolaire (de moins 20 % aux évaluations CE2 l'écart avec la moyenne nationale n'est plus que de 10 % à l'évaluation en 6e) légitime le coût plus élevé du service public. La Ville consacre 1,2 MF chaque année aux classes transplantées, 230 francs par enfant sont alloués aux crédits de fourniture, auxquels s'ajoutent de nombreuses subventions pour les équipements informatiques, vidéo, les ouvrages de la BCD, les abonnements, les transports et, cette année, les mallettes de "la main à la pâte".L'éducation Nationale n'est pas en reste : aux 19 enseignants qui permettent de fonctionner avec des classes de 17 à 21 élèves selon les niveaux, s'ajoutent 2 postes d'animateurs soutiens ZEP qui interviennent aussi sur les 2 écoles maternelles voisines. 7 aides éducateurs épaulent l'équipe enseignante.Ces moyens répondent en fait à l'ambition pédagogique de l'équipe enseignante : dans le cadre de leur projet qui s'est fixé comme priorité la maîtrise de la langue, les enseignants multiplient les actions pédagogiques. Difficile de tout évoquer : des actions centrées sur la langue, comme la participation au "défit lecture" à la mise en oeuvre depuis cette année de "la main à la pâte", du projet de participation de classes au festival de danse de Chartres à la création d'un site internet. Pour impliquer les élèves dans la vie de l'école, leur faire s'approprier le milieu dans lequel ils travaillent, les enseignants leur laissent gérer la BCD et ont créé un Conseil des enfants.Deux postes d'animation-soutien ZEP, occupés cette année par Christelle et Marielle, PE sortantes, permettent le travail en petits groupes ; Patrick Chastan et Anne Chalmeau ont en charge la CLIN et la CLIS ouvertes.Mais pour effectuer un tel travail d'équipe, faut-il encore en avoir les moyens. La complexité de la tâche, par exemple rendre cohérent le travail social de la collectivité des enfants avec un suivi individuel (voir article ci-dessous), demande plus que trois mots échangés à la récré pour répondre aux questions différentes, et parfois antagonistes, des enseignants.Tous évoquent l'obstacle majeur : le temps. Pour mettre en cohérence ces actions, aller au bout de chaque projet, évaluer les effets pas à pas, il faudrait se concerter, préparer, échanger plus régulièrement. "Les échanges informels autour du café ne suffisent pas" reconnaît Patrick. "Tout le monde en crève" renchérit Maurice, "on a besoin de temps institutionnel ; si on avait trois heures par semaine"Une autre difficulté laisse pourtant tout le monde bien plus désemparé. "Les trois clients " évoqués plus haut en sont le parangon. "Sans l'aide des parents, on ne peut pas être vraiment efficace". De fait, ce sont le plus souvent les parents des élèves les plus en difficultés qui demeurent invisibles. "Comment désamorcer le conflit permanent dans lequel s'installe un enfant quand le père refuse d'accepter l'échec scolaire de son enfant ?" demande Marie Ange. Comment faire quand parfois les parents "n'existent" plus. Un des objectifs du projet de zone voudrait "réhabiliter le statut du père et de la mère", mais paraît bien peu crédible quand "le grand frère roule en BM et rapporte plus d'argent que le père"Formation à la citoyenneté ? Le résultat des efforts entrepris est indiscutablement probant dans le monde de l'école, où sérénité de l'école, ambiance studieuse des classes et résultats scolaires sont patents. Mais ici, tout le monde pense que pour former les citoyens de demain, l'école n'a décidément pas toutes les clés...

# Posté le vendredi 06 janvier 2006 07:05

Modifié le dimanche 29 janvier 2006 11:13

DREUX/ST GERMME

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Plateau Est: chamards et croix tiénac

Un commando armé organise une ratonnade dans une cité

De notre envoyé spécial.
DREUX (Eure-et-Loir) était encore sous le choc, hier après-midi. Plus précisément les habitants de la cité des Chamards et de celle de la Croix-Tiénac. Ici, où l'on cumule toutes les difficultés sociales et économiques, où la proportion de population d'origine étrangère a servi de terreau pour l'accession du Front national à la tête de la municipalité, on ne comprenait pas pourquoi un commando a tiré sur tout ce qui bouge, dans la nuit de samedi à dimanche.
Objectif :
Les Chamards
On ne comprenait pas non plus, en début d'après-midi, pourquoi la police, prévenue dès 22 heures, a laissé faire pendant près de deux heures avant d'intervenir. Tout a commencé, en effet, vers 22 heures. A bord d'une 205 blanche, immatriculée dans l'Eure, un département voisin, cinq hommes puissamment armés. On apprendra plus tard qu'ils avaient été repérés par la police lors d'un franchissement d'un feu rouge. Objectif : les Chamards et la Croix-Tiénac. La voiture roule lentement dans les rues des cités. Un des hommes est debout, le torse dépassant du toit ouvrant. Il a un fusil à pompe. Un autre assis à l'avant gauche, tient un 22 long rifle. Un autre à un pistolet à grenaille. Ils sont là et tire en l'air. Parfois ils s'arrêtent. L'un d'eux descend et met en joue un habitant. Puis ils repartent. Jean-Damien est agressé. Comme ses copains sont rapidement nombreux autour de lui, le commando s'éloigne. Déjà, des appels parviennent au commissariat ultramoderne du centre-ville. « Ils répondaient qu'on avait qu'à se débrouiller tout seuls », affirme Jean-Damien
22 h 30. Un habitant des Chamards vient montrer sa voiture aux policiers, devant le commissariat. La vitre arrière a explosé. L'impact est celui d'une balle. Dans la cité, le commando continue. Il devient de plus en plus violent. A la Croix-Tiénac, près du collège Joliot-Curie, une femme promenant son enfant dans une poussette est tirée comme un lapin. Cette fois, c'est de la chevrotine. Le commando continue. Il tire désormais sur tout ce qui bouge. Surtout à la Croix-Tiénac. Six personnes d'origine maghrébine seront blessées, dont une très grièvement. Atteint à la tête, elle sera plus tard transportée dans un hôpital parisien.
Aux Chamards, on ne sait pas vraiment ce qui se passe. On croit que la 205 blanche a définitivement quitté le quartier. Ce n'est pas la première fois que les habitants reçoivent de telles visites d'individus qui « veulent faire peur aux Arabes ». Avec son copain Rachid et plusieurs autres amis, Jean-Damien fête ses dix-neuf ans. Pour ne pas faire de bruit ni gêner les voisins avec la musique de l'autoradio de la voiture du frère de Rachid, ils se sont rassemblés entre la cité des Chamards et les pavillons de Comteville. C'est un immense parking, bordé d'une zone planté d'herbe jaune.
La 205 blanche, plein phare, passe lentement près d'eux. « C'est la guerre », lance un des individus. La 205 blanche repasse lentement. Cette fois, les occupants tirent. Les jeunes gens s'enfuient dans tous les sens. Le frère de Rachid se cache sous la voiture. Rachid et Jean-Damien sont penchés sur le tableau de bord pour régler la fréquence du poste. Ce sera leur chance. Hier, dans la cité pavillonnaire de Comteville, où habite la famille de Rachid, tout le monde pouvait constater : les agresseurs ont visé pour tuer. Ils ont tiré de la chevrotine. Ils ont aussi sorti du plus gros calibre.
Une balle a traversé la vitre arrière, de la gauche vers la droite, pour venir se ficher dans le bas intérieur de la portière arrière gauche. Une autre est entrée dans un appui-tête. Une troisième a déchiqueté le montant du toit, juste au-dessus de la tête de Jean-Damien. Lui, il s'en tire sans une égratignure. Rachid est à l'hôpital. Trois balles dans la jambe gauche. Le commando est déjà reparti. Il est 23 heures. Il continue à tirer sur tout ce qui bouge. Frédéric Botrel passe par là, avec sa Twingo rouge toute neuve. Il revenait d'une pharmacie du centre-ville où il était allé cherché des médicaments pour sa fille. Son seul tort était de passer par là et d'habiter près des Chamards.
L'interminable
course-poursuite
Il est blond. Mais, la nuit, les individus le prendront sans doute pour un Arabe. « Quand j'ai vu que le gars qui était à la portière visait dans ma direction, puis s'est mis à tirer, j'ai foncé en baissant la tête. Je ne sais pas combien ils étaient. J'ai reçu trois plombs à l'épaule gauche », raconte-t-il. De retour chez lui, il appelle le commissariat, où il connaît l'un des policiers pour avoir joué au foot avec lui quelques années avant. « Toi, Botrel, t'occupes pas de ça », lui répond-on. Mais cette fois, la police arrive. « Une douzaine de véhicules de police et de gendarmerie », témoigne un jeune homme des Chamards. Ce sont d'ailleurs les jeunes de cette cité qui se mettront au service de la police. A bord de leur propre voiture, ils se mettent à filer la 205 blanche et donnent aux policiers des renseignements sur son itinéraire sanglant.
La course-poursuite durera jusqu'à 3 heures du matin. Chaque fois que les policiers dénichent la 205 blanche, ses occupants leur tirent dessus. « Alors ils ne s'approchaient pas trop », disent les jeunes. Sauf l'inspecteur Rochet, devenu le héros des Chamards. Il bloque la voiture des agresseurs. L'un d'eux le met en jour et tire. L'inspecteur réplique et le tue d'une balle en plein front. La 205 blanche file tout droit vers l'hôpital, comme si les individus avaient soudain été surpris par la tournure des événements. Ils sont immédiatement arrêtés par la police et les jeunes. Ses derniers mettront alors en pièces la 205 blanche. Hier soir, on ignorait encore l'identité des membres du commando. Tout ce qu'on savait, c'était qu'aucun d'entre eux n'étaient d'origine étrangère.
Les Chamards et la Croix-Tiénac étaient donc encore sous le choc, hier, en début d'après-midi. Mais le climat restait calme. A peine si on soulignait le temps mis par la police pour se décider à intervenir. Mais elle l'avait finalement fait et réussi à mettre un terme à la ratonnade.
A 17 heures, devant le commissariat, le maire, Jean Hiaux, qui a remplacé Marie-France Stirbois, atteinte par le cumul des mandats, parle « d'un acte gratuit et impardonnable ». « Raciste ? » lui demande-t-on. « Pour moi, le racisme est quelque chose qui s'attaque à une race considérée comme inférieure. Ici, l'affaire est tout au plus xénophobe », précise-t-il. 17 h 15. Une rumeur avait couru. Le directeur des polices urbaines tiendrait un point de presse. Les journalistes sont donc présents devant les portes fermées de l'établissement. Il y a aussi des habitants des Chamards et une dizaine de jeunes qui veulent savoir. La conférence de presse n'aura pas lieu. Mais le rendez-vous était précis. Car, à 17 h 15 une compagnie de CRS prenait position devant le commissariat. « Tout cela n'était donc qu'une provocation pour qu'on se fâche », constatait Mehdi. Dreux redoutait une nuit chaude.
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# Posté le vendredi 06 janvier 2006 07:06

Modifié le dimanche 29 janvier 2006 11:14

DREUX/ST GERMME

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Plateau est: croix tiénac

# Posté le vendredi 06 janvier 2006 07:07